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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/123

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L’ÉPOUVANTE

vous dirai que, dès à présent, j’écarte le vol. Je ne prétends pas, bien entendu, que certains objets, des valeurs même, n’aient point disparu : je suis certain, tout au contraire, qu’on a soustrait des bibelots, de l’argent… Mais c’est pour avoir l’air.

— C’est-à-dire ?…

— C’est-à-dire qu’on a tenté d’établir une mise en scène capable d’égarer la justice.

— Diable, songea Coche, serais-je tombé sur un Monsieur Lecoq en chair et en os ? S’il en est ainsi, la veine ne veut pas de moi !

Et, tout haut, il ajouta :

— Hé ! Hé ! voilà qui est tout à fait intéressant ! J’avoue que rien de ce que j’ai pu voir n’avait fait naître en moi un semblable soupçon. Ainsi posé, le problème apparaît singulièrement compliqué…

— Pour un esprit superficiel, oui… Pour moi, qui depuis vingt-trois ans ai pris l’habitude d’évoluer dans les milieux les plus divers, parmi les intrigues les plus savamment ourdies, il n’en va pas de même. Bref, s’il me fallait exprimer mon impression, je dirais :