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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/114

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L’ÉPOUVANTE

Cette dernière phrase acheva de rassurer le Commissaire. Il lui eût été désagréable qu’on pût lui reprocher d’avoir été moins perspicace qu’un journaliste. Cette faute pouvait nuire a son avancement, et, reconnaissant à Coche d’avoir deviné sa pensée, devancé ses désirs, il lui dit d’un ton presque amical :

— Montez en voiture avec moi. J’aurai le temps de vous donner quelques tuyaux.

— Je préférerais, fit Coche, le sentant un peu à sa discrétion, pénétrer avec vous, ne fût-ce qu’une minute, dans la chambre du crime. Les renseignements que vous me donnerez me seront précieux, sans aucun doute, mais qu’un confrère vienne dans une heure à votre commissariat, vous ne pourrez guère lui taire ce que vous m’aurez révélé.

Tandis que, vous voyez, je suis seul journaliste avec vous. Les autres, perdant patience, sont partis, et, si vous accédez à mon désir, il vous sera facile de répondre à ceux qui se plaindraient d’avoir été moins favorisés que moi : « Il fallait être là… »

Et puis, une chose vue prend une importance