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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/111

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L’ÉPOUVANTE

— Un crayon, voilà, fit le secrétaire. Mais je n’ai pas de centimètre.

— Qu’on coure m’en chercher un. Monsieur Coche, vous avez un appareil photographique ?… Seriez-vous assez aimable pour me prendre un cliché de cette empreinte ?

— Volontiers. Mais la photographie ne vous donnera qu’une image, une simple image, très petite, à laquelle manqueront les rapports avec les points de repère que vous pourriez établir sur le sol. Les clichés d’objets posés à terre sont très imparfaits ; pour relever la position d’un corps, il faut des appareils spéciaux, très compliqués. Au reste, nous sommes arrivés bien tard… Le soleil fait fondre tout cela… Mon empreinte…

Il eut une hésitation imperceptible en prononçant ces deux mots : « Mon empreinte » et, rectifia très vite :

… L’empreinte que j’avais remarquée devient de plus en plus vague… ses bords s’estompent, disparaissent… Dans une minute il n’en restera rien… Voyez, on ne distingue presque plus le talon… la semelle à son tour commence à fondre… diminue… C’est fini !… Quel dommage