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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/107

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L’ÉPOUVANTE

dire. J’ajoute que mon opinion est faite, et que les choses iront, je pense, rondement…

— Vous avez découvert des indices, relevé des traces ?…

— Monsieur Coche, ne m’en demandez pas trop… Et vous, pendant tout ce temps, qu’avez-vous fait ?

— J’ai réfléchi… j’ai écouté… j’ai regardé…

— Et c’est tout ?

— À peu près…

— Vous voyez que si je ne disais rien, vous seriez fort en peine pour faire votre article de demain ? Mais rassurez-vous, je vous en confierai plus qu’il n’en faut pour remplir deux colonnes.

— Eh bien, Monsieur le Commissaire, je ne veux pas être en reste avec vous. Au cours des trois heures que j’ai passées ici, j’ai, comme je vous le disais tout à l’heure, réfléchi, écouté et regardé. La réflexion, je l’avoue, ne m’a pas conduit à grand’chose ; en écoutant, je n’ai pas recueilli de renseignements précieux. Mais en regardant… oh ! en regardant !… Vous n’imaginez pas quelle acuité prend le sens de la vue quand il travaille seul. Ce qui nous gêne, la plupart du