Page:Lettres de Marie-Antoinette - recueil des lettres authentiques de la reine, éd.La Rocheterie, 1895, Tome I.djvu/126

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
LETTRES
DE
MARIE-ANTOINETTE


I.

À la comtesse de Brandis[1].


[1767 ou 1768.]


Ma très chère Brandis[2], je vous fais mon compliment. Croyez, ma chère Brandis, que les vœux que je forme pour votre bonheur sont dictés par le cœur le plus reconnaissant. J’espère qu’à l’avenir ma docilité vous récompensera de tous les soins que vous coûte mon éducation. Continuez-les-moi, ma chère amie, et soyez assurée de la tendresse de votre fidèle élève.

ANTOINE[3]

(Autographe signé, en la possession de M. le comte de Landrian, à Nancy. Éd. GEFFROY, Gustave III et la cour de France, II, 330, avec reprod. partielle de l’original en fac-similé ; FEUILLET DE CONCHES, Louis XVI, Marie-Antoinette et Madame Élisabeth, IV, XII, note.) Antoinette et Madame Élisabeth, IV, XII, note.)

  1. Cette lettre semble être une lettre de compliment de nouvelle année. Les premiers mots : « Ma très chere Brandis » sont entourés de traits à la plume, et la lettre elle-même est entourée d'un double encadrement à l'encre. La marque du crayon au moyen duquel on avait à l’avance tracé les caractères est encore visible sous l’encre qui la recouvre.
  2. La comtesse de brandis était gouvernante de la jeune archiduchesse ; elle fut remplacée en avril 1768 par la comtesse de Lerchenfeld. Voy. ci-après, lettre XXI.
  3. C'est sous le nom de Madame Antoine qu'on désignait habituellement