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Jim agrafa la robe derrière mon dos.

Elle paraissait avoir été faite pour moi. Un grand chapeau de campagne, dont j’attachai les rubans sous mon menton, compléta mon costume. Jim déclara que personne ne me reconnaîtrait, même en plein jour ; seulement, il m’engagea à ne pas tenir les coudes en l’air et à sautiller un peu au lieu de faire de longues enjambées. Il me recommanda aussi de ne pas relever ma robe pour tirer mon couteau ou mon tabac de ma poche.

Cela n’est pas commode de marcher avec des jupes qui vous battent les mollets. Je me sentis d’abord très gêné ; mais, après m’être exercé pendant quelque temps en m’aidant des conseils de Jim, je m’y habi-