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M. Grangerford possédait au moins une centaine d’esclaves. Nous avions tous un domestique à notre service. Mon négrillon et celui de Georges se donnaient du bon temps. Nous n’avions pas souvent besoin d’eux et ils s’aidaient à ne rien faire.

Nous entendîmes derrière nous un bruit de galop.

Le colonel et ses fils sortaient rarement le soir et ils ne s’aventuraient guère dehors sans être armés, même en plein jour. Ils avaient des parents qui venaient les voir de temps à autre, de dix à quinze milles à la ronde, et ceux-là avaient aussi un fusil sur l’épaule. Je devais bientôt apprendre pourquoi.

Il y avait dans nos environs plusieurs propriétaires du nom de She-