Page:Leroy-Beaulieu, Essai sur la répartition des richesses, 1881.djvu/542

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


cité et circonspection, permettent de distribuer, comme il suit, les revenus de la population parisienne.


Nombre de
revenus de
chaque classe
Chiffre des revenus
dans chaque classe
Proportion pour
mille du nombre
des revenus de
chaque classe
au nombre
total des
revenus parisiens
421 revenus dépassant 266,000 francs 0,65
1,413 revenus variant de 133,000 à 266,000 fr. 2.35
3,049 70,000 à 133,000 5,00
9,985 32,000 à 70,000 15,00
21,453 12,000 à 32,000 31,00
6,198 10,000 à 12,000 9,00
17,202 7,500 à 10,000 25,00
21,147 6,000 à 7,500 31,00
61,083 4,000 à 6,000 89,00
74,360 2,400 à 4,000 108,00
468,641 inférieurs à 2,400 684,00


684,952 revenus. 1,000,00


La classe très riche, qui se compose des personnes possédant un revenu au-dessus de 133,000 francs, représenterait 3 pour 1,000 de la population parisienne ; la classe riche qui comprend les revenus de 32,000 à 133,000 fr. formerait 20 pour 1,000 de la même population la classe aisée qui renferme tous les revenus de 6,000 à 32,000 fr., constituerait 96 pour 1,000, près du dixième des habitants de Paris. Les revenus modiques qui vont de 2,400 a 6,000 francs seraient possédés par 197 p. 1,000, à peu près 20 p. 100 en chiffres ronds de la population ; enfin les petits revenus qui n’atteignent pas 2,400 francs seraient le lot des deux tiers de la population de notre capitale[1].

Les renseignements fournis par la statistique des chevaux et

  1. Pour infirmer les conclusions que nous tirons de l’impôt mobilier d’après le cadastre révisé en 1878, peut-être dira-t-on que le nombre des grands appartements a considérablement augmenté en 1879 et en 1880. Il est très vrai que des Compagnies d’assurances et des spéculateurs ont dans ces deux années édifié un grand nombre de maisons contenant des appartements de 6,000 à 25,000 francs mais nous croyons que ces spéculateurs ont fait un faux calcul, que tous ces appartements nouveaux auront de la peine à se louer, et qu’il en résultera dans un an ou deux une baisse notable sur les gros loyers.