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mence là où finissent l’un et l’autre. Le malicieux génie des vignettistes du XVIIIe apparut celui de Rops, mais avec une imagination plus éveillée et un agrément qui souvent les dépassa. Peut-être leur dut-il son extrême adresse à condenser dans d’exigus formats le nombre et la plénitude de la composition. Il leur dut bien plus encore le tour de l’allégorie et l’esprit des emblèmes, fleurs et fruits en guirlandes, ellipses et arabesques de la ligne, culbutis potelés et fessus de petits amours en ribambelles. Mais ce qui ne fut à personne qu’à lui, c’est l’accent même de cet art pimpant et qui, par un trait soudain de satire et d’ironie en dessous, échappe à l’exclusif caprice galant. S’il n’y est encore que le premier des petits-maîtres, il faut reconnaître que la maîtrise encore une fois lui vint presque spontanément comme dans les genres qu’il avait abordés antérieurement. Il s’achemine ainsi à la maîtrise totale du grand art sombre et désespéré qui sera l’un des plus extraordinaires aspects de la passionnalité du siècle.

C’est la période où il produit comme en se jouant. L’immense érotisme