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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/51

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SUTTER-LAUMANN.


Eh bien, lorsque j’entends cette sombre musique,
Je me fais à l’idée affreuse de la mort,
Et je n’éprouve plus qu’une douleur physique
Qui me racle les nerfs, les déchire, les tord.

Quand pour moi sonnera l’heure, que rien n’élude,
D’aller moisir entre des planches de sapin,
Je veux entendre, ami, le terrible prélude,
Ce chant de mort noté par l’immortel Chopin.