Ouvrir le menu principal

Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/294

Cette page a été validée par deux contributeurs.





HENRI BEAUCLAIR


1861




Henri Beauclair, né à Lisieux (Calvados), vint très jeune à Paris et fréquenta tout particulièrement les poètes Léon Valade et Albert Mérat. Bien que doué d’une prodigieuse facilité rythmique, il n’a publié que peu de vers. Il débuta par une plaquette, L’Éternelle Chanson (1884), qui contient des triolets d’une jeune et saine gaité ; puis parurent Les Horizontales (1884), recueil de parodies humoristiques, enfin Pentecôte (1885), poème rustique plein de saveur. M. Beauclair, qui a la narquoise bonne humeur du Normand, a écrit sous le pseudonyme d’Adoré Floupette et en collaboration avec Gabriel Vicaire : Les Déliquescences, où sont impitoyablement raillés les plagiaires de Stéphane Mallarmé et de Paul Verlaine. Il a, en outre, donné à La jeune France de nombreuses gazettes rimées.

Les poésies de M. Henri Beauclair ont été éditées par Léon Vanier.

Rodolphe Darzens.





LA BROUILLE




Hier, nous nous sommes brouillés.
Est-ce un malheur ? Est-ce une aubaine ?
Après six mois ensoleillés,
Hier, nous nous sommes brouillés.