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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/169

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TANCRÈDE MARTEL


1857




Tancrède Martel, est né à Marseille le 16 mars 1857. Au sortir du collège, il débuta comme journaliste, fit représenter dans sa ville natale un acte en vers admirablement rimés, Les Fiançailles de Villon, et vint se fixer à Paris en 1879. La même année, parut son premier volume de vers, Les Folles Ballades, auquel Théodore de Banville donna l’accolade dans un feuilleton du National. Le prosateur se révéla plus tard par La Main aux Dames (1885), contes originaux et colorés, et surtout par le beau roman : L’Homme à l’Hermine (1886).

En 1887, Tancrède Martel a publié un second volume lyrique : Les Poèmes à tous Crins, et, comme prosateur, La Parpaillote, roman, puis Paris Païen (1888). Poète, romancier, conteur et critique, il est l’une des figures les plus intéressantes de la jeune génération. Tancrède Martel est un vrai poète et un gaulois. Sa langue est franche, gaie, naturelle. Le mot précis, l’épithète imprévue, le refrain piquant, le vers lancé comme à pleine voix, il a tout ce qui fait le charme de ce délicieux poème si français, la ballade. Son œuvre n’est déjà plus celle d’un disciple. Elle porte sa saveur originale. Elle dénote quelqu’un.

Les poésies de Tancrède Martel sont éditées par la maison A. Lemerre.

Jean Richepin.