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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/113

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JOSEPH GAYDA.


De mystiques parfums ont traversé les airs
Aux sublimes accords d’un orchestre invisible...
Mon espoir s’est tourné vers tes calmes yeux clairs,
Puisant dans tes regards une extase indicible...

Aux sublimes accords d’un orchestre invisible,
Les bois sentent frémir leurs vertes frondaisons...
Puisant dans tes regards une extase indicible
Mes désirs jusqu’à toi poussent leurs floraisons...

Les bois sentent frémir leurs vertes frondaisons,
Tandis que vient la Nuit solennelle et sacrée...
Mes désirs jusqu’à toi poussent leurs floraisons,
Et voici que l’Amour descend de l’Empyrée...

Tandis que vient la Nuit solennelle et sacrée,
Ton image s’allume en moi comme un flambeau ;
Et voici que l’Amour descend de l’Empyrée,
Drapé dans la splendeur de son rouge manteau !


(La Soif d’aimer)