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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t3, 1888.djvu/313

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ÉMILE DODILLON


1848




Né en 1848 à Crévecœur (Seine-et-Marne), M. Émile Dodillon a publié Les Écolières (1874), puis La Chanson d’Hier (1881). Venu à la suite des Parnassiens, il apprit à leur école son métier de rimeur. Il en connaît toutes les ressources et les possède si bien qu’il se donne, quand il le veut, l’air de les négliger. Une singulière souplesse, voilà, en effet, sa faculté caractéristique.

« M. Dodillon, comme le dit un critique de goût, est un fin ciseleur de rimes, amoureux de subtilités et de quintessences, un artiste, en un mot… C’est de la poésie raffinée telle que nous l’aimons, bien que l’imitation de Baudelaire soit trop sensible… Docteur en prosodie sur toutes les coutures, il a une langue bicarré, maniérée, tordue, dont nous ne nous plaindrons pas, considérant volontiers avec lui la poésie comme une exquise débauche réservée à quelques élus, comme une sorte de mystère d’Éleusis où ne sont admis que de rares initiés… »

Depuis La Chanson d’Hier, M. Émile Dodillon a publié plusieurs romans : Le Forgeron de Montglas, Les Vacances d’un Séminariste, Le Moulin Blant, Hémo, qui tous ont été fort appréciés. Ses œuvres complètes se trouvent chez A. Lemerre.

a.l.


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