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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t3, 1888.djvu/271

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JEAN AICARD

1848



Jean Aicard né à Toulon le 4 février 1848, se fit connaître par un recueil de vers intitulé : Les Jeunes Croyances (1867). Depuis, il a successivement donné : Les Rébellions et les Apaisements (1871) ; Les Poèmes de Provence (1874) ; La Chanson de l’Enfant (1875) ; Miette et Noré (1880) ; Lamartine (1883) ; Le Dieu dans l’Homme (1885) ; L’Éternel Cantique (1886) ; Le Livre des Petits (1886) ; Le Livre d’Heures de l’Amour (1887), et Au Bord du Désert (1888). Il a écrit, en outre, plusieurs pièces de théâtre : Au Clair de la Lune ; Pygmalion ; Mascarille ; Othello, traduction en vers ; Molière à Shakespeare ; Davenant, et Smilis, drame en quatre actes représenté à la Comédie-Française.

Quelques-uns de ses ouvrages ont été couronnés par l’Académie française, qui, de plus, lui a décerné en 1882 le prix Vitet et en 1883 le premier prix de poésie.

M. Jean Aicard a de la verve, et, selon l’expression de M. Jules Levallois, « un fonds de tendre humanité, » de la force et de l’éclat, ainsi qu’une grande vaillance de poète. Dans La Chanson de l’Enfant, La Légende du Chevrier, fraîche idylle éclose sous les cieux clairs d’Orient, vous donne à la fois l’impression d’une page de la Bible et de Théocrite. De pures images pour les yeux, une délicieuse musique pour l oreille et des notes émues pour le cœur, tout y est. Quand on a lu cette ravissante idylle, on aime à la relire avec lenteur, en cherchant à se rendre compte de son enchantement. Ce petit poème, à lui seul, a la valeur d’une grande