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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t1, 1887.djvu/290

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THÉOPHILE GAUTIER


1809 – 1872




Théophile Gautier, né à Tarbes en 1810, fit ses études à Paris, au lycée Charlemagne, où se trouvait à la même époque Gérard de Nerval.

Il publiait en 1830 son premier recueil de poésies, suivi bientôt d’Albertus (1832). En 1838 paraissait la Comédie de la Mort ; en 1852, le volume ayant pour titre : Émaux et Camées. Nous citons rapidement pour mémoire les romans Les Jeunes-France (1833), Mademoiselle de Maupin (1835), Le Capitaine Fracasse (1863). Comme critique d’art au Moniteur universel, aimable dispensateur des gloires, il usait, chaque année, d’une large indulgence à l’égard des sculpteurs et des peintres, et plus d’un assurément regrette aujourd’hui le scepticisme bienveillant du paternel et maître écrivain.

« Théophile Gautier, dit Baudelaire dans ses études sur l’art romantique, a continué, d’un côté, la grande école de la mélancolie créée par Chateaubriand. Sa mélancolie est même d’un caractère plus positif, plus charnel, et confinant quelquefois à la tristesse antique. Il y a des poèmes, dans la Comédie de la Mort, et parmi ceux inspirés par le séjour en Espagne, où se révèlent le vertige et l’horreur du néant. Relisez, par exemple, les morceaux sur Zurbaran et Valdès-Léal ;l’admirable paraphrase de la sentence inscrite sur le cadran de l’Horloge d’Urrugue :