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34 Car qui a connu les desseins de Dieu, ou qui est entré dans le secret de ses conseils ?

35 ou qui lui a donné quelque chose le premier, pour en prétendre récompense ?

36 Car tout est de lui, tout est par lui, et tout est en lui ; à lui soit gloire dans tous les siècles ! Amen !



JE vous conjure donc, mes frères, par la miséricorde de Dieu, de lui offrir vos corps comme une hostie vivante, sainte et agréable à ses yeux, pour lui rendre un culte raisonnable et spirituel.

2 Ne vous conformez point au siècle présent ; mais qu’il se fasse en vous une transformation par le renouvellement de votre esprit, afin que vous reconnaissiez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui est agréable à ses yeux, et ce qui est parfait.

3 Je vous exhorte donc, vous tous, selon le ministère qui m’a été donné par grâce, de ne vous point élever au delà de ce que vous devez, dans les sentiments que vous avez de vous-mêmes ; mais de vous tenir dans les bornes de la modération, selon la mesure du don de la foi que Dieu a départie à chacun de vous.

4 Car comme dans un seul corps nous avons plusieurs membres, et que tous ces membres n’ont pas la même fonction ;

5 de même en Jésus-Christ, quoique nous soyons plusieurs, nous ne sommes néanmoins qu’un seul corps, étant tous réciproquement membres les uns des autres.

6 C’est pourquoi, comme nous avons tous des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée ; que celui qui a reçu le don de prophétie, en use selon l’analogie et la règle de la foi ;

7 que celui qui est appelé au ministère de l’Église, s’attache à son ministère ; que celui qui a reçu le don d’enseigner, s’applique à enseigner ;

8 et que celui qui a reçu le don d’exhorter, exhorte les autres ; que celui qui fait l’aumône, la fasse avec simplicité ; que celui qui a la conduite de ses frères, s’en acquitte avec vigilance ; et que celui qui exerce les œuvres de miséricorde, le fasse avec joie.

9 Que votre charité soit sincère, et sans déguisement. Ayez le mal en horreur, et attachez-vous fortement au bien.

10 Que chacun ait pour son prochain une affection et une tendresse vraiment fraternelle ; prévenez-vous les uns les autres par des témoignages d’honneur et de déférence.

11 Ne soyez point lâches dans votre devoir ; conservez-vous dans la ferveur de l’esprit ; souvenez-vous que c’est le Seigneur que vous servez.

12 Réjouissez-vous dans l’espérance ; soyez patients dans les maux, persévérants dans la prière,

13 charitables pour soulager les nécessités des saints, prompts à exercer l’hospitalité.

14 Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez-les, et ne faites point d’imprécation contre eux.

15 Soyez dans la joie avec ceux qui sont dans la joie, et pleurez avec ceux qui pleurent.

16 Tenez-vous toujours unis dans les mêmes sentiments et les mêmes affections ; n’aspirez point à ce qui est élevé ; mais accommodez-vous à ce qui est de plus bas et de plus humble ; ne soyez point sages à vos propres yeux.

17 Ne rendez à personne le mal pour le mal ; ayez soin de faire le bien, non-seulement devant Dieu, mais aussi devant tous les hommes.

18 Vivez en paix, si cela se peut, et autant qu’il est en vous, avec toutes sortes de personnes.

19 Ne vous vengez point vous-mêmes, mes chers frères ; mais donnez lieu à la colère ; car il est écrit : C’est à moi que la vengeance est réservée ; et c’est moi qui la ferai, dit le Seigneur.

20 Au contraire, si votre ennemi a faim, donnez-lui à manger ; s’il a soif, donnez-lui à boire ; car agissant de la sorte, vous amasserez des charbons de feu sur sa tête.

21 Ne vous laissez point vaincre par le mal ; mais travaillez à vaincre le mal par le bien.



QUE toute personne soit soumise aux puissances supérieures ; car il n’y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et c’est lui qui a établi toutes celles qui sont sur la terre.

2 Celui donc qui résiste aux puissances, résiste à l’ordre de Dieu ; et ceux qui y résistent, attirent la condamnation sur eux-mêmes.

3 Car les princes ne sont point à craindre, lorsqu’on ne fait que de bonnes actions, mais lorsqu’on en fait de mauvaises. Voulez-vous ne point craindre les puissances, faites bien, et elles vous en loueront.

4 Car le prince est le ministre de Dieu pour vous favoriser dans le bien. Si vous faites mal, vous avez raison de craindre, parce que ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée. Car il est le ministre de Dieu pour exécuter sa vengeance, en punissant celui qui fait de mauvaises actions.

5 Il est donc nécessaire de vous y soumettre, non-seulement par la crainte du châtiment, mais aussi par un devoir de conscience.

6 C’est pour cette même raison que vous payez le tribut aux princes : parce qu’ils