Ouvrir le menu principal

Page:Leconte de Lisle - Poèmes barbares.djvu/162

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.






Un beau soir revêt de chaudes couleurs
Les massifs touffus pleins d’oiseaux siffleurs
Qui, las de chansons, de jeux, de querelles,
Le col sous la plume, et près de dormir,
Écoutent encor doucement frémir
          L’onde aux gerbes grêles.

D’un ciel attiédi le souffle léger
Dans le sycomore et dans l’oranger
Verse en se jouant ses vagues murmures ;
Et sur le velours des gazons épais
L’ombre diaphane et la molle paix
          Tombent des ramures.