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Le patron délirait. Il les poussa dans la pièce, puis, s’armant d’un revolver :

— Haut les mains, bandit ! Haut les mains ! Labonce, vise-le, toi aussi.

Sans broncher, ayant dressé sur le bureau un petit miroir de poche, le sieur Sauvinoux commençait soigneusement à se démaquiller. Il avait même déposé près de lui le browning dont il menaçait Brégeac quelques minutes plus tôt.

Marescal fit un saut en avant, saisit l’arme, et recula aussitôt, les deux bras tendus.

— Haut les mains, ou je tire ! Entends-tu, gredin ?

Le « gredin » ne semblait guère s’émouvoir. Face aux brownings braqués à trois mètres de lui, il arrachait quelques poils follets qui dessinaient des côtelettes sur ses