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Page:Le roman de la femme chrétienne.pdf/5

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Monsieur

J’accepte avec empressement l'offre que vous me faites de collaborer par une lcttreprtfface au nouveau livre que nous allez présenter au public, livre qui pourrait s‘appeler l'histoire ou le martyroloye de notre sexe.

Je vous félicite, Monsieur, d‘avoir eu le courage (l‘étudier, de fouiller le passe, de ressusciter tant de documents précieux pour les femmes, ces éternelles lesdes.

Vous avez fait œuvre méritante, car, pour s‘oè- cupcr du droit desfemmcs, ilfaut être non-seulement vraiment juste, vraiment génèrent, mais encore, mais surtout, vraiment désintéressé. Savez-vous que même avec le talentque vous mettez au service de la scievwo vous n‘êtes pas certain de vous attirer la faveur de la foule? Les femmes n’étant rien, ne possédant rien, ne pouvant dispenser ni la renommée, ni les honneurs, ni la richesse, ne doivent s‘attendre à vair soutenir leurs revendications nipar les politiciens, nipar cour qui s'intitulant réformateurs et qui ne sont le plus souvent qu’avidcs de succès, ni par ceux qui sont au pouvoir, ni par ceux qui aspirent û y arriver. La presse elle—même, qui a continué d’être l‘avant-garde ale l’opinion, la presse n’ose lancer l‘idée de libérer la moitié (le l'humanité.

cette cause desfemmes, qui éloigne d'elle toute am— bition humaine, parce que, de quelque côte qu’on t'en- visage, elle ne peut encore procurer (l ses dé cnseurs

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