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jette dans le Djaliba (haut Niger) à Kouloukoro, en amont de Yamina. Il est étroit, peuplé d’hippopotames, indice de fond, et ne peut être franchi en certains passages qu’au moyen d’arbres jetés en travers et servant de pont d’une rive à l’autre. Personne n’a pu me parler de sa source. En amont de son embouchure dans le Niger, on rencontre un autre affluent de ce grand fleuve, le Tankisso, dont Caillé a parlé le premier. Issu de la partie orientale du Fouta-Djalon, il arrose le Bélia et une portion du Bouré, où il se perd dans le Niger.

Chute du Sénégal dite du Félou. — Dessin de E. de Bérard d’après Nouveaux.

Le 6 janvier, à six heures, je partis de Banganoura pour le poste de Médine. La contrée parcourue le long du fleuve est magnifique de végétation ; les bords du Sénégal sont couverts de cultures ; on y rencontre des dattiers, et les routes sont très-praticables.

Je consacrai quelques instants à visiter le Félou que ne connaissais point, et je repartis, tout entier à la satisfaction de retrouver un poste français.

Je passai deux jours à Médine, et le 10 janvier j’étais en route pour Kéniéba.

Le 12, au matin, mes hommes célébraient par leurs coups de fusil notre heureux retour au point de départ.

(La suite à la prochaine livraison.)