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la ville de Christiansand a placé dans ses armoiries actuelles. Aussi a-t-on pour ce vétéran un respect tout particulier. Désirant reproduire ce phénomène d’histoire naturelle par la photographie, j’entrai, suivi de M. Thomson, dans une maison en face pour y trouver un emplacement convenable.

L’auteur et son photographe à une fenêtre de Christiansand.
La dame de la maison.

Nous fûmes reçus sur l’escalier par une jeune et fraîche bourgeoise en simple jupon et camisole blanche, qui nous indiqua gracieusement une croisée convenable dans sa chambre à coucher. En revenant une heure après pour surveiller le travail de l’artiste, je retrouvai mon aimable bourgeoise vêtue d’une robe de soie gorge de pigeon, coiffée d’un énorme bonnet à fleurs rouges, et bien moins jolie assurément que dans son premier costume.

Elle voulut, bon gré mal gré, m’offrir une tasse de chocolat et la compagnie d’un mari fort commun qui acheva de m’ôter toute illusion.

Port et lazaret de Christiansand. — Dessin de M. de Saint-Blaise.

Le port de Christiansand est fortifié de tours d’ancienne date ; on y construit des navires ; des établissements de marine sont situés à l’embouchure du fleuve Torrisdalselfven, où se trouvent quarante chaloupes canonnières.