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proclamaient francs et libres, immunes et liberi. De son côté, l’abbé leur prêtait serment de les garder et maintenir dans leurs fors, usages, privilèges et libertés, et de n’y contrevenir d’aucune façon : Juravit foros, consuetudines, privilegia et libertates ipsis tenere et in eisdem ipsos manu tenere et conservare et in nullo modo contravenire.

L’article 46 du for d’Azun prescrit au baile (juge central) d’observer les fors et coutumes.

Le seigneur de Guizerix[1], Jean de la Barthe, jure sur les quatre Évangiles d’être bon, sincère, de bien gérer, de respecter les Coutumes. (For de Guizerix, 5 avril 1405.)

Dans le for de Maubourguet (1309), le seigneur Bernard s’engage pour ses successeurs et pour lui.

Une belle charte du 29 janvier 1290, citée par M. de Lagrèze d’après le savant paléographe Larcher, nous apprend que des commissaires furent constitués par le comte de Bigorre, qui leur donna « pleine puissance d’aller en son nom faire maintenir les fors, privilèges, statuts et ordonnances, de remédier aux querelles et aux débats, de défendre le faible contre le fort, le pauvre contre le riche, l’homme sincère contre le menteur ; per deffendere lo simple

  1. Guizerix est une petite commune de 4 à 500 âmes, arrondissement de Bagnères-de-Bigorre, département des Hautes-Pyrénées.