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Comme on le voit, il n’y a donc pas là d’expropriation dans le sens que lui donne la loi, nul n’est privé de son bien ; tel qui n’a que 2 ares de terre reçoit ses 2 ares, mais il les reçoit, autant que possible, plus près de son habitation, et toujours sur le bord d’une route, de façon qu’il recouvre toute liberté d’action ; tel qui a 15 hectares divisés en 60 parcelles, reçoit ces 15 hectares en 5 ou 6 parcelles il obtient ainsi un lot de prairie équivalant en revenu à ce qu’il avait en plusieurs parcelles ; un lot de terrain d’alluvion, de même revenu que les 8 ou 10 parcelles qu’il avait dans les alluvions, et ainsi de même dans les terrains siliceux, dans les terrains argileux, dans les coteaux et dans la plaine.

Les avantages, pour ne citer que les plus saillants et les plus généraux d’entre eux, sont : la liberté d’action rendue aux exploitants du sol la possibilité de cultiver avec. plus de perfection et de réaliser tous les progrès désirables ; la facilité d’accès des terrains de chacun par l’établissement de chemins convenables ; l’assainissement de la contrée par l’évacuation des eaux superficielles et la régularisation des cours d’eau ; un véritable gain de terrain par suite de la suppression de bordures, fossés, chemins et sentiers devenus inutiles ; l’économie du travail et de la surveillance, et, comme conséquence générale,