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dans un grand état de propreté ; le lit et les armoires, souvent frottés, réjouissent les yeux. On est étonné de voir les chevaux traverser la pièce principale pour sortir de l’écurie ou pour y rentrer mais ce mode de construction est très commun dans le pays, et plusieurs petits particuliers sont obligés de transporter le fumier à bras ou avec des brouettes à travers leurs places d’habitation.

Meubles : Presque tous achetés d’occasion et en état de vétusté, 234f25. — Ustensiles : Communs et en partie usés, 161f35. — Linge de ménage : Fait de toile grossière, confectionnée par l’ouvrier, quoiqu’il ne tisse pas habituellement, 90f. — Vêtements : Presque tous raccommodés jusqu’à usure complète, de forme surannée et d’étoffe très commune ; vêtements de l’ouvrier, 241f15 ; vêtements de la femme, 495f ; vêtements des enfants 167f10. — Valeur totale du mobilier et des vêtements, 1088f85.

Les récréations de J*** N*** sont presque nulles. Le seul délassement qu’il se permette le dimanche consiste en un travail moins pénible que ses occupations ordinaires : il visite ses récoltes sur pied, répare ses instruments de culture, les dispose pour le lendemain ; ou bien il fait les voyages que nécessite son commerce de chanvre ou de cendres noires. Ce ne sont pas là des habitudes qui lui soient propres, ce sont celles de tous les