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Enfin la valeur totale du mobilier et des vêtements était de 5,465t55

En résumé, famille nombreuse, bien portante, et unie ; propriété d’une valeur d’environ 35 à 40,000 francs ; épargne annuelle de 7 à 800 fr. ; tels étaient les traits principaux qui se détachaient du tableau tracé par M. Le Play, et qui étaient les indices d’une véritable prospérité matérielle et morale.

Depuis 1856, la situation a bien changé. La mort a emporté :


En 1860, Bernard Oustalet, dit Mélouga, à l’âge de 64 ans.

En 1862, sa fille, Germaine, récemment mariée, 21 ans.

En 1864,l ’aïeul JosephPy, 82 ans

En 1867, l’oncle Jean Dulmo, dit Mélouga, célibataire. 67 ans.

En 1869, le domestique Antoine R***. 72 ans.

Les 5 filles survivantes se sont mariées. L’aînée, Marthe, « héritière de la maison » (Ayrété), est restée au foyer domestique avec son mari, Pierre Cazaux, qu’elle a épousé en 1862, et dont elle a eu 3 enfants. Ses 4 sœurs, Eulalie, Élisabeth, Susanne et Dorothée, ont quitté la maison paternelle en se mariant. Leur tante, Marie Dulmo, les a suivies, et s’est installée chez l’une d’elles, Eulalie. Enfin le domestique Antoine, décédé, a été remplacé par un nouveau berger de 36 ans ; nommé André.

En somme, bien que fortifiée par l’entrée d’un