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territoire par le travail et la vertu, comme par le libre choix des intéressés.

Je ne fonde pas la description de la famille-souche sur des généralités. Suivant la méthode dont l’efficacité est maintenant reconnue[1], je décris jusque dans ses moindres éléments une famille que j’ai longtemps étudiée en 1856, et dont le type domine encore parmi nos populations du Midi. En transcrivant le récit des faits observés à cette époque, je reproduis les considérations qui me portèrent alors à penser que cette admirable organisation de la famille serait bientôt détruite, si nos législateurs n’abrogent pas la funeste loi de contrainte édictée par la Terreur, au mépris de la tradition nationale et de la pratique conservée par tous les peuples prospères de ce temps.

Les deux Livres qui forment le texte de cet ouvrage sont complétés par les trois Appendices.

Le premier[2] a pour auteur M. É. Cheysson, ingénieur des ponts et chaussées, l’un de mes habiles collaborateurs à l’Exposition universelle de Paris en 1867. Il offre le résultat des nou-

  1. L’organisation du travail, Document O.
  2. Ce travail forme maintenant l’Épilogue du Livre II. (Note de la 3e édition.)