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même, mariées à 38, à 26 et à 34 ans ; Savina mariée à 26 ans en 1837 ; 1 fils de Joseph Py, marié à 29 ans ; enfin 3 autres filles du même, mariées à 24, à 25 et à 21 ans. Des renseignements analogues, recueillis pour la plupart des maisons de ce district, démontrent que l’on peut compter au moins sur une moyenne d’un mariage tous les quatre ans dans chaque famille, ou d’un jeune ménage établi annuellement par chaque groupe de 8 maisons, lorsque l’on tient compte des garçons qui se consacrent au service militaire, des jeunes gens des deux sexes qui entrent dans les ordres sacrés ou dans les communautés religieuses, et en général de ceux qui, par divers motifs, restent dans le célibat. Les jeunes gens qui s’établissent ainsi en dehors des communautés entrent dans l’une des catégories ci-dessus indiquées (§ 17) ; ils s’adonnent pour la plupart aux industries du bâtiment, à la confection des meubles, aux métiers de guides et de loueurs de chevaux, c’est-à-dire aux professions que multiplie chaque année l’affluence croissante des étrangers (§ 17). En l’absence de toute impulsion vers les colonies françaises, et au détriment de la nationalité, quelques jeunes émigrants, inspirés par l’exemple de la population des Basses-Pyrénées[1] commencent à s’acheminer

  1. Paysan du Labourd (Basses-Pyrénées). Les Ouvriers des deux Mondes, t. Ier, p. 161.