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modèle décrit dans le Livre II de cet ouvrage faire naître chez mes lecteurs les sentiments d’intérêt et de dévouement qu’il m’a inspirés ! Puissent aussi ces sentiments se propager avec le concours des gens de bien et ouvrir enfin pour notre pays l’ère des vraies réformes !

§ 14

LA RÉFORME SOCIALE PAR LA FAMILLE-SOUCHE ET LE TESTAMENT

Les paysans à domaines agglomérés et les autres catégories de petits propriétaires indépendants constituent encore des milliers de familles-souches dans chacun de nos départements du

    milieu des petits propriétaires de Monein de clore son modeste rapport par une observation. Il me semble que les chefs de notre gouvernement devraient favoriser la transmission intégrale des domaines, au moins dans la petite propriété. L’État trouverait alors dans les campagnes une population valide, sobre, obéissante, nombreuse, et nullement révolutionnaire. Mais si la législation qui régit les successions est conservée, la France, à une époque prochaine, n’aura plus les mêmes éléments pour former ces magnifiques armées qui l’ont placée à la tête des nations guerrières." Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, les gouvernants trouveraient auprès des Autorités sociales (Organisation du travail, § 5) plus de lumières qu’auprès des fonctionnaires de la bureaucratie. Il faut d’ailleurs se rappeler que la faveur réclamée serait simplement l’abrogation du régime de désorganisation infligé à la petite propriété, au mépris de coutumes séculaires, par la loi de 1793 et par ses agents intéressés. (Note du 29 juillet 1870.)