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causes principales de la variation des êtres[1] ; mais puisque l’adaptation de ces automorphoses est le résultat de la sélection naturelle appliquée aux tissus, il y a, me semble-t-il, moins de divergence qu’il ne paraissait entre les néo-Darwiniens et les néo-Lamarckiens.

Et aussi, il parait difficile, par suite, de concevoir que les automorphoses ne puissent être transmises par hérédité comme les allomorphoses. Or Weissmann lui-même a été obligé de déclarer possible l’hérédité des allomorphoses…

Je n’insiste pas davantage pour le moment sur la lutte entre l’école néo-lamarckienne et l’école néo-darwinienne. La troisième partie du présent volume sera entièrement consacrée à l’étude d’une question, le Mimétisme, qui constitue un des terrains les plus favorables pour la discussion de la valeur des arguments de ces deux écoles biologiques.

  1. « Dans tout animal qui n’a point dépassé le terme de ses développements, l’emploi plus fréquent et plus soutenu d’un organe quelconque fortifie peu à peu cet organe, le développe, l’agrandit et lui donne une puissance proportionnée à la durée de cet emploi ; tandis que le défaut constant d’usage de tel organe l’affaiblit insensiblement, le détériore, diminue progressivement ses facultés et finit par le faire disparaître. » Lamarck, Philosophie zoologique, Paris, 1809.