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distribuées au hasard chez l’adulte, pas plus que les caractères chez la cellule ; aussi les déterminants ne sont-ils pas répartis d’une manière quelconque dans le plasma germinatif. Tous les déterminants des cellules du nez seront, par exemple, réunis dans un groupement à structure spéciale, l’homunculus de 2e ordre ou ide. Mais c’est un homunculus honteux et déguisé comme celui des gemmules de Darwin ; il ne ressemble pas du tout physiquement au caractère morphologique qu’il déterminera, il en a seulement la vertu déterminative. L’ide, comme le déterminant, se multiplie par division !

Dans l’esprit de Weissmann, ce sont les ides qui sont les plasmas ancestraux ; mais alors ces plasmas ancestraux seraient plus compliqués que nous ne l’avons cru tout à l’heure puisque nous n’y trouvions que des caractères de protozoaires. Nous serons obligés, pour faire disparaître cette contradiction, d’admettre que les plasmas ancestraux primitifs a, b, c, d, se sont groupés successivement dans les êtres de plus en plus complexes, en groupements caractéristiques et intangibles qui se sont transmis ensuite de père en fils depuis ces ancêtres de second ordre et sont les ides actuelles.

Dans cette hypothèse, le nombre des caractères ancestraux réunis dans un même être est singulièrement diminué et je ne sais si Weissmann accepterait cette interprétation ; il vaut mieux s’en tenir avec Hartog à cette opinion que les plasmas ancestraux sont ceux des protozoaires ancêtres ; mais alors, tout se contredit !

Je n’insiste pas sur la lutte des déterminants et autres choses ingénieuses ; un seul exemple montrera avec quelle facilité Weissmann a toujours répondu à la plu-