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à l’organisme est immédiatement évident. Pour le muscle c’est la contraction, pour la glande, la sécrétion… etc., et il est certain d’après ce que nous venons de voir que le muscle se contracte, que la glande sécrète, à la condition d’assimilation. Mais pour les autres tissus à utilité plus complexe ou plus obscure, il vaut mieux s’en tenir à la définition après coup et définir fonctionnement de ces tissus leur activité à la condition d’assimilation…

Le premier principe de Lamarck est une conséquence immédiate de la loi d’assimilation fonctionnelle qui elle-même, j’espère l’avoir montré dans les lignes précédentes, se déduit facilement de la sélection naturelle appliquée aux tissus ; or la sélection naturelle n’est que l’expression commode d’une vérité évidente.

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Pour établir la loi d’assimilation fonctionnelle, nous avons défini l’organisme adulte un organisme susceptible de continuer à vivre sans se modifier, mais non, pour cela, incapable de subir une modification en rapport avec des nécessités nouvelles se présentant dans le milieu. Nous savons en effet que de tels organismes existent, nous en voyons des exemples dans tous les animaux qui nous entourent, mais nous savons aussi que ces animaux peuvent s’adapter à des conditions un peu différentes, ce qui, naturellement, nécessite une coordination nouvelle, l’apparition de nouveaux organes, le mot organe étant pris au sens très large qui a été défini plus haut[1].

  1. Ensemble de tous les éléments histologiques qui collaborent à l’accomplissement d’une fonction, d’une opération aussi complexe qu’on le voudra.