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a, b, c, d, e, f, seront différents, si l’un a pour coefficients 2, 1, 3, 7, 4, 6, et l’autre 3, 5, 2, 1, 8, 4. Bien plus, étant donnée l’espèce à l’avance, on connaît la nature des substances a, b, c, d, e, f. Il suffit donc pour définir un plastide d’une espèce donnée, de préciser ses coefficients 2, 1, 3, 7, 4, 6. Cette liste de nombres précise tous les caractères du plastide considéré. Les caractères individuels sont tous inclus dans la liste des coefficients. Deux plastides qui ont mêmes coefficients sont identiques ; deux plastides qui diffèrent par un coefficient sont différents.

Et il faut remarquer immédiatement que ce qui importe dans la détermination des caractères des plastides, c’est non pas la valeur absolue des coefficients, mais leur rapport de proportionnalité. Un mélange d’une partie d’eau et de deux parties d’alcool aura les mêmes propriétés, que vous en preniez un litre ou cinq litres. Il en sera évidemment de même pour les plastides ; à la condition d’assimilation ou condition n° 1, le plastide augmente en restant semblable à lui-même, puisqu’il donne par bipartitions successives des plastides ayant tous exactement les mêmes caractères. Ce qui reste constant, dans un plastide à la condition n° 1, c’est donc le rapport de proportionnalité existant entre les coefficients et non la valeur absolue de ces coefficients eux-mêmes ; autrement dit, on ne change pas les caractères d’un plastide en multipliant tous ses cœfficients par un même nombre.

Cette simple remarque conduit immédiatement à une conclusion intéressante. Quand il s’agit de produits