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certaines différences quantitatives provenant du régime alimentaire de chacun d’eux.

Ce parallélisme approximatif existera dès le début de la vie, à partir de l’œuf fécondé et les divergences qui interviendront dans l’évolution de deux êtres analogues seront d’autant moindres que les conditions extérieures de l’évolution seront plus semblables. Entre deux œufs de poule, pendant la période d’incubation, il se produira des divergences extrêmement minimes, sauf dans des cas tératologiques extrêmes, et si deux œufs sont élevés dans une même couveuse on sera en droit de considérer comme uniquement héréditaires les différences qui existeront entre les deux poussins à l’éclosion. Mais, à l’éclosion, les deux poussins sont déjà des organismes très complexes ; leur évolution ultérieure sera donc soumise à des nécessités de fonctionnement qui restreindront les divergences possibles, comme nous l’avons vu plus haut, de telle sorte que deux poulets, qui ont même hérédité, n’arriveront jamais à être bien différents à l’état adulte. On peut dire la même chose de deux êtres quelconques appartenant à une catégorie d’animaux qui éclosent à un stade avancé de leur évolution.

Mais, remarquons que seuls les animaux à éclosion tardive ont un mécanisme assez compliqué, assez perfectionné pour pouvoir se plier, s’adapter sans mourir à des conditions de vie très différentes, tirer parti de circonstances nouvelles, etc. Par cela même que leur mécanisme est perfectionné (animaux supérieurs) et qu’ils peuvent vivre dans des conditions très variées, leur mécanisme est en même temps très précis et ils sont obligés d’effectuer un grand nombre