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dans sa substance des particules infiniment petites que l’analyse chimique ne peut pas mettre en évidence et qui ont la vertu de lui donner la forme sphérique. Dépourvue de ces particules infiniment petites, la goutte d’huile serait amorphe ( ?) comme le protoplasma de Weissmann et non pas sphérique. Ceci n’est pas une plaisanterie ; c’est l’exposé rigoureux de l’hypothèse ( ?) des particules représentatives ; mais présentée de cette manière, avec des exemples empruntés à des corps peu compliqués, cette hypothèse se montre avec sa vraie valeur ; c’est une manière de parler et non une explication et de plus, cette manière de parler, qui n’explique rien, est la négation de la chimie tout entière. Les corps, chimiquement définis, ont des propriétés définies inhérentes à leur nature chimique, c’est-à-dire à leur structure moléculaire. Si les propriétés changent, c’est que les corps ont changé ; il n’y a pas à sortir de là. Un même corps se comporte toujours de la même manière, dans les mêmes conditions. L’eau se congèle à 0° dans les conditions normales de pression ; si un liquide que vous croyez être de l’eau ne se congèle pas à 0° dans les conditions convenables, vous pouvez affirmer que ce n’est pas de l’eau. C’est peut-être de l’eau salée, ce n’est pas de l’eau. Si vous avez conservé du biiodure de mercure dans un flacon et que vous y retrouviez un corps dépourvu de la couleur rouge, vous pouvez affirmer que ce corps n’est pas du biiodure de mercure. Toutes les molécules d’un corps chimiquement défini sont identiques ; c’est la structure atomique de la molécule qui définit le corps ; toutes les propriétés du corps sont inhérentes à la structure atomique de sa molécule ; n’importe quelle molécule du corps peut rem-