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CHAPITRE XV

conclusion de l’étude du mimétisme


La question du mimétisme protecteur est extrêmement complexe ; son explication darwinienne est insuffisante et, dans beaucoup de cas, il est impossible de se refuser à admettre au début de l’histoire de l’espèce mimétique, un fonctionnement imitateur volontaire ou instinctif.

Le hasard peut amener des ressemblances de couleur ou de forme entre des animaux et d’autres corps animés ou bruts.

1° Pour la couleur, dans beaucoup de cas, le hasard est une explication suffisante. La sélection naturelle en a tiré parti, soit en fixant chez les animaux l’instinct de la recherche d’un habitat homochrome, soit en faisant disparaître tous les individus qui ne jouissaient pas du mimétisme homochromique.

D’autre part, nous connaissons de nombreux exemples d’appareils spéciaux dont le fonctionnement, volontaire ou instinctif, détermine à chaque instant l’homochromie protectrice, au moins dans de certaines limites[1]. Dans des conditions constantes au cours de

  1. Une rainette ne devient pas bleue sur un fond bleu ; un turbot ne devient pas vert sur un fond vert ; leur mécanisme chromoblastique ne leur permet que certaines imitations colorées.