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leurs adultes sont : 1° volucelles, 2° diptères, 3° insectes, 4° arthropodes, en allant du plus précis au plus vague. À ce canevas commun à tous et comprenant les caractères de genre, d’ordre, de classe, d’embranchement, il faut ajouter pour chacun les caractères spécifiques et l’on constitue ainsi la série des espèces du genre volucelle.

Passons maintenant aux hyménoptères. Ces insectes ont en commun, dans leur constitution chimique, le caractère hyménoptère, le caractère insecte, le caractère arthropode, c’est-à-dire deux parties, les plus vagues il est vrai, du canevas sur lequel est tracée la constitution chimique des volucelles.

Supposez maintenant que les caractères spécifiques différentiels des œufs des espèces diverses du genre volucelle, puissent, ajoutés au canevas général de l’œuf d’hyménoptère, donner des espèces réelles d’hyménoptères ; il y aura parallélisme chimique, à ce point de vue, entre la série de ces espèces d’hyménoptères et la série des espèces du genre volucelle, et ce parallélisme chimique pourra se traduire par un parallélisme morphologique. Or, les relations de parasite à hôte indiquent une parenté chimique indéniable, au moins quant aux groupements accessoires des noyaux plastiques, puisque le parasite s’accommode des substances de l’hôte et de ses substances d’excrétion. Dans le cas particulier des volucelles, dont chaque espèce imite l’espèce d’hyménoptère hôte, il est donc fort compréhensible que des ressemblances morphologiques[1] existent entre l’hôte et le parasite correspondant. Ces ressemblances étant d’ailleurs utiles dans le

  1. Surtout celles qui tiennent aux colorations, résultat de groupements très accessoires des noyaux plastiques.