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CHAPITRE PREMIER

assimilation et variation des plastides


Tous les êtres vivants sont des plastides ou des agglomérations de plastides.

Un plastide est un corps doué de vie élémentaire, c’est-à-dire capable d’assimilation dans des conditions données de milieu ; autrement dit, un plastide diffère des corps bruts ordinaires par ce fait qu’il existe un ou plusieurs milieux[1] dans lesquels ses substances constitutives augmentent quantitativement sans changer de composition, au lieu de se détruire comme les substances chimiques le font normalement chaque fois qu’elles réagissent. En outre, les plastides ont une taille limitée, de sorte que l’assimilation, au lieu de les faire croître indéfiniment, détermine leur multiplication. Et voilà tout. C’est de là qu’il faut déduire le Darwinisme, le Lamarckisme, en un mot, toute la complication croissante des espèces.

  1. Pour fixer le langage, je dis que ces milieux réalisent pour le plastide donné la condition n°1 et que le plastide s’y trouve à l’état de vie élémentaire manifestée. Voir Théorie nouvelle de la vie, Paris, Alcan, 1896. Bibl. sc. internationale.