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suivant la manière dont s’établit la protection qui en résulte pour l’espèce imitatrice, en mimétisme offensif et mimétisme défensif : « De même qu’un homme se déguise pour se dérober à un danger ou pour commettre un crime, les espèces imitatrices ont pour but, les unes de se cacher, les autres de surprendre leur proie. Les premières sont les plus nombreuses, je le reconnais, mais il est facile de trouver des exemples du second cas. L’un des plus frappants et des plus nets me paraît fourni par certaines Entomobies cimécophages : les Alophora Hemiptera et Subcoleoptrata simulent, comme leur nom l’indique, les hémiptères mégapeltides, ce qui leur permet d’approcher des Pentatomes et de déposer leurs œufs sur ces animaux [1]. » Le cas de volucelles citées plus haut peut être considéré aussi comme du mimétisme offensif.

Le mimétisme défensif peut être réalisé de différentes manières, soit par simple dissimulation comme nous en avons vu des cas, soit par terrification ; de cette dernière manière il y a des exemples bien curieux :

« Un grand nombre d’insectes qui vivent sur les troncs des arbres revêtent la livrée brillante des guêpes, les plus puissants des hôtes des vieux bois. Tels sont les Ctenophora, la Spilomyia vespiformis chez les Diptères, plusieurs Sesia chez les Lépidoptères, etc. Malgré leurs couleurs voyantes ces animaux sont protégés par leur ressemblance avec des êtres dangereux et redoutés. »[2]

Un cas plus extraordinaire de mimétisme défensif

  1. Giard, Sur le mimétisme et la ressemblance protectrice (Arch. de zool. exp. et gén., 1872, et Bull. sc., xx, 1888)
  2. Giard, op. cit.