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CHAPITRE XIII

le mimétisme protecteur


C’est Wallace qui a le premier réuni un grand nombre de faits de ce qu’il appelait : la mimique (mimicry) et autres ressemblances protectrices des animaux. Il a invoqué sans cesse la sélection naturelle pour les expliquer et il considère même ces faits comme une preuve nouvelle à l’appui de l’immortel principe de Darwin : « qu’aucun des faits de la nature organisée ne peut exister sans être ou avoir été une fois utile aux individus ou aux races qui en sont affectés[1]. » Je vais passer en revue quelques-uns des faits de mimétisme les plus importants en en donnant l’explication généralement adoptée et sur laquelle je reviendrai ensuite.

Couleur. — Beaucoup d’animaux ont la couleur du milieu dans lequel ils vivent ; nous avons déjà vu que les animaux pélagiques sont transparents comme l’eau de la mer. Les animaux du désert sont le plus souvent d’une couleur fauve ; les animaux des régions polaires sont souvent blancs, même quand ils appartiennent à

  1. Wallace, la Sélection naturelle, édit. française, p. 47.