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existe chez des animaux appartenant aux groupes les plus divers. On l’observe chez les Noctiluques, les Siphonophores, les Médusaires, les Cténophores, les Mollusques hétéropodes et ptéropodes ; chez les Salpes et les Pyrosomes, les Sagitta, les Tomopteris et les Alciopes (annélides) ; enfin chez les Leptocépbales parmi les poissons.

« 2° Le développement considérable de certains organes qui constituent souvent les seuls points visibles de l’animal. En général, ce sont les yeux qui présentent une différenciation énorme par rapport au reste de l’organisme, comme cela s’observe dans un grand nombre des exemples que nous venons de citer ; parfois aussi l’appareil de l’audition…

« 3° Une réduction du tube digestif qui, sans être aussi prononcée que chez les animaux parasites, atteint cependant un degré considérable… ; cette réduction du tube digestif chez les animaux pélagiques est évidemment en rapport avec l’existence précaire de ces créatures toujours poursuivies par de nombreux ennemis. Un estomac volumineux ralentirait leur marche en général très rapide et diminuerait la transparence qui les protège.

« 4° Un développement considérable des organes de la génération et une grande fécondité… Cette fécondité excessive des animaux pélagiques doit être attribuée, comme chez les parasites où le même fait se présente également, aux nombreuses chances de destruction que doivent courir des êtres aussi mal protégés[1]… »

Il est impossible d’établir une distinction tranchée entre ces cas d’adaptation des formes animales origi-

  1. Giard, Revue des sciences naturelles de Montpellier, 1875.