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ces pattes les noms des os de l’homme : fémur, tibia, tarse… etc., et qu’ils ont même essayé de retrouver une analogie beaucoup plus douteuse dans les nervures des ailes (radius, cubitus !!). L’œil de certains mollusques céphalopodes présente une ressemblance extraordinaire avec l’œil des vertébrés supérieurs, etc.

Tous ces phénomènes de convergence sont trop faciles à expliquer par les théories lamarckiennes pour que j’aie besoin d’y insister ici[1] ; en voici d’autres pour lesquels l’explication darwinienne a été plus souvent donnée et qui nous conduiront rapidement aux cas de mimétisme proprement dit :

« On appelle animaux pélagiques ceux qui vivent en haute mer, généralement dans le voisinage de la surface des eaux et qui ne s’approchent que rarement du rivage où ils sont parfois jetés par les vents. On trouve des êtres menant cette existence dans toute l’étendue de la série zoologique, depuis les protozoaires jusqu’aux vertébrés. Si l’on fait abstraction des courants superficiels et des zones climatériques, ces animaux vivent dans des conditions très uniformes et en même temps très spéciales, dont l’action doit imprimer à l’organisme certains traits particuliers qui peuvent arriver à masquer le type morphologique, surtout chez les invertébrés.

« Les caractères d’adaptation propres à la vie pélagique sont :

« 1° Une extrême transparence de tous les tissus qui rend l’animal complètement invisible et lui permet d’échapper facilement à ses ennemis. Cette transparence

  1. Voir Les Théories néo-lamarckiennes (Revue philos., 1897).