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CHAPITRE XII

la convergence des caractères


Deux animaux très différents à l’origine de leur évolution individuelle peuvent acquérir à l’état adulte une certaine ressemblance. Waston avait objecté au principe de la divergence des caractères sur lequel Darwin basait son origine des espèces, que, si deux espèces, appartenant à deux genres voisins, produisent toutes deux un très grand nombre de formes nouvelles et divergentes, certaines formes, provenant du premier genre, devront se rapprocher des formes provenant du second, que de la divergence résultera une convergence diminuant le nombre des genres par l’établissement de types intermédiaires. Cette objection n’a pas de valeur ; le nombre des formes possibles étant infini. Tout autre est le phénomène de la convergence des caractères sous l’influence de l’adaptation aux mêmes conditions de vie.

« Le même genre de vie pouvant produire sur des animaux originairement très différents des modifications similaires, ces animaux arrivent quelquefois à présenter entre eux, au moins extérieurement, une ressemblance suffisante pour qu’on y ait pu voir les