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Lorsque la volonté de l’être qui imite semble intervenir dans la réalisation de la ressemblance, momentanée ou durable, nous employons le mot imitation pour réserver celui de mimétisme aux cas où la ressemblance observée semble sinon fortuite, du moins indépendante de la volonté de l’être qui imite. Il faudra discuter la légitimité de cette distinction, qui est précisément parallèle au mode d’interprétation du mimétisme par les Darwiniens et les Lamarckiens. Arrêtons-nous d’abord au cas le plus simple du mimétisme, celui de la convergence des caractères sous l’influence des conditions de vie.