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d’énergie qui vont, soit vers d’autres centres nerveux, soit, par les nerfs centrifuges, vers des organes périphériques et déterminent dans tous les plastides auxquels ils aboutissent des phénomènes de l’activité propre de ces plastides.

L’acte, les actes exécutés au moment considéré par l’organisme en observation sont le résultat de toutes ces activités simultanées d’éléments histologiques extrêmement différents les uns des autres ; nous, observateur, nous pouvons arrêter notre attention sur une partie seulement de cet ensemble, sur le mouvement de la main par exemple, que nous décrivons comme un acte isolé, mais nous n’avons pas le droit de perdre de vue, si nous avons quelque prétention à la rigueur scientifique, la corrélation générale en vertu de laquelle, tel phénomène se passant en même temps dans une tout autre partie de l’organisme, n’est pas indifférent au mouvement exécuté par la main.

Tout cela est d’une complexité inouïe : d’une part les conditions extérieures défient toute analyse (remarquez seulement, pour vous en tenir à une faible partie de ces conditions, tout ce qui frappe votre vue au moment même où vous lisez ces lignes). D’autre part la marche suivie[1] par les courants d’énergie que déterminent dans votre organisme tous les stimulus provenant du milieu, dépend de l’état présent de l’ensemble de votre constitution.

Mais cet état présent va se trouver modifié, dans un instant très court, par les réactions chimiques mêmes qui viennent de se passer en vous au moment consi-

  1. Or c’est la marche suivie par ces influx nerveux qui détermine l’acte exécuté, la réponse de l’organisme au stimulus considéré.