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Page:Lazare - L’Antisémitisme, 1894.djvu/269

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dans une durable médiocrité. On y observe des dolichocéphales et des brachycéphales, des hommes à peau brune, d’autres à peau jaunâtre et d’autres à peau blanche. Cependant, malgré que certaines de ces tribus de langue aryenne n’aient pas eu un développement sensiblement supérieur à celui de certaines agglomérations de nègres, on n’en affirme pas moins avec énergie que la race aryenne est la plus belle et la plus noble des races, qu’elle est productrice et créatrice par excellence, qu’à elle on doit les plus admirables métaphysiques, les plus magnifiques créations lyriques, religieuses et éthiques et que nulle autre race ne fut et n’est susceptible d’un pareil épanouissement. Pour arriver à un tel résultat, on fait naturellement abstraction de ce fait indiscutable que tous les organismes historiques ont été formés par les éléments les plus dissemblables, dont la part respective dans l’œuvre commune est impossible à déterminer.

Donc, la race aryenne est supérieure et elle a manifesté sa supériorité en s’opposant à la domination d’une race fraternelle et rivale : la race sémitique. Celle-ci est une race féroce, brutale, incapable de création, dépourvue d’idéal, et l’histoire universelle est représentée comme l’histoire du conflit entre la race aryenne et la race sémitique, conflit que nous pouvons encore aujourd’hui constater. Chaque antisémite apporte une preuve de ce séculaire combat. C’est la guerre de Troie qui est représentée par les uns comme la lutte de l’arya et