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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/50

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Tu peux fuir ta cellule ;
Car un dieu te conseille, et tu sais éviter
Ces beaux fruits vénéneux qui se font récolter
Par notre main crédule.

Vienne un guide aussi sûr diriger ton essor,
Enfant, qui vers la rose et vers le bouton d’or
Veux, t’en voler si vite !
Sache imiter l’abeille et les oiseaux du ciel ;
Et puisses-tu, comme eux, ne trouver que du miel
Dans la fleur qui t’invite !



ADAH


Hier, je l’ai reconnu sans l’avoir vu jamais !
A travers les taillis j’ai surpris son visage.
C’est le bel étranger que dès longtemps j’aimais ;
Mon cœur m’a dit son nom et montré son visage.

Il vient ! ces prés en fleurs se sont parés pour lui.
Comme l’air est plus pur, quel beau soleil se lève !
Avant ces doux rayons je n’existais qu’en rêve ;
Je me sens vivre enfin à partir d’aujourd’hui.



FLEURS DES PRÉS


Viens consulter les marguerites,
Oracles des fraîches amours.
Toutes les pages de vos jours