Ouvrir le menu principal

Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/386

Cette page n’a pas encore été corrigée




HERMAN


Je les vois, dans mon âme, au-dessus des nuages,
Au-dessus des vapeurs de notre temps impur,
Les aïeux, les héros ! Ils passent dans l’azur,
Leur souffle excite en moi de sublimes orages.

Je viens les contempler les entendre au désert,
Pour que les hauts sapins où l’infini murmure,
Les cascades, les vents et la grande nature
Accompagnent leurs voix d’un plus digne concert.



L’ESPRIT


Je t’ai vu, tout enfant, pleurer sur mes collines,
Ton livre dans la main,
Cherchant pour t’approcher de ces âmes divines
Quel est le vrai chemin.

Et moi j’ouvre à ton cœur leurs sphères immortelles ;
Viens les aimer de près,
Et leur parler toi-même, et te baigner comme elles
Dans mes saintes forêts,

Viens, assis sur les fleurs, près de l’onde écumante,
Respirer tout l’été
L’esprit qui les supporte et qui les alimente
Dans leur éternité !