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Dédicace

À la jeunesse


 
On dit qu’impatients d’abdiquer la jeunesse,
Aux sordides calculs vous livrez vos vingt ans ;
Qu’à moins d’un sang nouveau qui du vieux sol renaisse,
La France et l’avenir ont perdu leurs printemps.

A l’âge où nous errions, livre en main, sous la haie,
Tout prêts à dépenser notre cœur et nos jours,
On dit que vous savez ce que vaut en monnaie
L’heureux temps des chansons, des songes, des amours.

On dit que le franc rire est absent de vos fêtes ;
Que l’ironie à flots y coule par moments ;