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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/288

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Je veux, pour de longs jours, fertiliser mon champ,
Avant de m’y coucher moi-même.



LES OISEAUX DE PASSAGE


Plus loin toujours, ô laboureurs,
Poussez le soc de vos charrues ;
Plus loin, oiseaux avant-coureurs,
Lancez vos ailes dans les nues !
Voici l’hiver et ses horreurs ;
Passez, corbeaux, cygnes et grues.

Dans nos bois, où rôdent les loups.
Un vent noir déjà siffle et gronde.
Cherchez un asile plus doux,
Un ciel où la lumière abonde.
Volez, oiseaux, précédez-nous ;
Allez trouver un meilleur monde !

S’il est des pays sans hivers,
Des flots que nul vent ne déchire ;
S’il est des jardins toujours verts,
Où les yeux ne font que sourire,
Où les cœurs sont toujours ouverts..
Oiseaux, revenez me le dire !

Pour vous suivre et sous ce ciel d’or